Anxiété, Stress et Dépression : Une Solution Naturelle.

Anxiété, Stress et Dépression : Une Solution Naturelle.

Les troubles de l’humeur affectent, aujourd’hui, des millions de personnes dans le monde.

Les chiffres sont éloquents : selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) :

  • plus de 120 millions de personnes sont touchées par la dépression
  • près de 55 millions aux Etats-Unis uniquement
  • 40% des européens souffrent de maladies mentales
  • la dépression est la 4ème cause mondiale de morbidité, responsable de 10 à 20 millions de suicides par an…

Si cette réalité est incontestable, de nombreuses notions sont quotidiennement employées (anxiété, stress, angoisse, dépression…), parfois à tort, pour décrire différents états de souffrances mentales et physiques, complexifiant leur diagnostic et leur prise en charge.

La Dépression est l'une des 5 maladies les plus répandues dans le monde. En 2020, elle pourrait devenir la 2ème cause majeure d’invalidité sur notre planète.

Le terme dépression est utilisé autant pour parler de la simple déprime passagère, sentiment de tristesse ou de désespoir transitoire, que pour désigner un trouble mental plus grave, considéré comme une véritable maladie.

Selon le Manuel DSM-IV (Manuel Diagnostique et Statistique des troubles mentaux) et du Manuel de Classification International des maladies de l’OMS, références dans le domaine psychiatrique, la dépression clinique ou épisode dépressif majeur représente un trouble de l’humeur, altérant plus ou moins fortement l’état émotionnel d’une personne.

Le diagnostic est établi par des spécialistes (psychiatres et psychologues cliniciens), grâce à des outils cliniques (Echelle de dépression de Hamilton), permettant d’évaluer le degré de sévérité, la persistance des symptômes et l’évolution de la maladie.

On distingue communément les dépressions légère et modérée, de la dépression sévère, nécessitant une hospitalisation.

Les symptômes caractéristiques de la dépression légère et modérée sont la perte d’intérêt et de plaisir généralisé (anhédonie), l’état de tristesse, des difficultés de réflexion, de concentration, troubles de l’appétit, du sommeil, sexuels, souffrances physiques (fatigue, maux de tête…).

Si la dépression varie en intensité, elle peut être associée à des périodes de la vie ou de l’année (accouchement, deuil, dépression saisonnière…), varier en fonction de l’âge, pouvant aller de quelques semaines à plusieurs mois, voire années.

L’Anxiété est caractérisée par un sentiment d’inquiétude permanente, qui entrave la capacité d’un individu à se relaxer.

Elle peut aller du simple état d’anxiété passager, ressenti à un moment donné (opération, période des règles, période d’examen…), au sentiment persistant de nervosité caractérisant le trouble anxieux généralisé.

L’impact de l’anxiété, via un stress permanent, génère des risques cardio et cérébrovasculaires, ainsi que de nombreuses manifestations physiques (maux de tête, tremblements, tensions musculaires…).

L’Angoisse se définit comme un comportement lié à une émotion durable de peur, sans objet externe clairement identifié.

Une crise d’angoisse se caractérise par une période bien délimitée de craintes et de malaises intenses, accompagnée de palpitation, tremblements, nausées, sensation d’étouffement, bouffées de chaleur…

Le STRESS est, en réalité, la notion fondamentale, mécanisme de réponse transversal à tous les troubles de l’humeur décrits précédemment.

La notion de Stress représente, en biologie, l’ensemble des réponses d’un organisme soumis à différentes pressions et contraintes environnementales.

Il s’agit d’une séquence complexe d’évènements provoquant des réponses physiologiques et psychosomatiques. Réaction d’alarme mobilisant les défenses de l’organisme et permettant de s’adapter à des facteurs stressant, le stress, prolongé ou trop intense, conduit à un stade d’épuisement, favorable à l’installation de pathologies diverses et de troubles psycho-émotionnels.

Les conséquences sociales (isolement…) et les facteurs de risques (obésité, sédentarité, diabète, alcool…) générés par toutes ces sources de stress chronique, sont très inquiétants, voire alarmants.

Aujourd’hui, la littérature médicale s’accorde sur la complexité des mécanismes étiologiques mis en jeu dans les troubles de l’humeur dont les causes sont généralement multiples (vulnérabilité psychologique, hérédité, antécédents familiaux, évènements de la vie, facteurs de stress liés à l’environnement, traitements médicaments et autres substances…).

Néanmoins, ces troubles émotionnels seraient fortement générés par des altérations structurelles et biochimiques au niveau du cerveau, et notamment certains neurotransmetteurs (sérotonine, dopamine, noradrénaline).

De nombreuses recherches scientifiques se sont basées essentiellement sur la compréhension du fonctionnement cérébral, l’influence des neurotransmetteurs, des hormones et de nombreux autres processus biochimiques impliqués dans le développement de ces désordres psychologiques.

Pour comprendre l’installation de ces perturbations émotionnelles, il faut avoir à l’esprit que plusieurs structures de notre cerveau interviennent dans la régulation de nos comportements et de nos émotions.

Le système limbique (hippocampe, amygdale…) déclenche nos émotions brutes, instinctives (colère, peur, pulsions…).

Le cortex préfrontal est le siège des différentes fonctions cognitives dites supérieures (sang froid, intelligence, émotions humaines (amour, compassion…)).

Les troubles de l’humeur tels que la dépression ou l’anxiété, seraient caractérisés par une hyper activation permanente de notre cerveau émotionnel alors que le cortex préfrontal n'est pas en état d'exercer son rétrocontrôle négatif. Le stress chronique active au long cours le système limbique, conduisant à son épuisement et à l’installation de pensées négatives.

Les premières hypothèses explicatives se sont intéressées à certains neurotransmetteurs de la famille des monoamines (sérotonine, dopamine, noradrénaline), dans le contexte de la symptomatologie dépressive, suite à la découverte fortuite d’effets antidépresseurs pour certains médicaments agissant sur les monoamines.

En effet, dans l’activité cérébrale, les neurotransmetteurs participent à la régulation de l'activité émotionnelle, la réaction au stress, la régulation des cycles du sommeil, l'appétit et la sexualité.

Si le rôle du stress sur les troubles de l’humeur est une évidence, de nombreuses études ont cherché à expliquer les mécanismes physiopathologiques mis en jeu dans cet axe du stress ou Axe Hypothalamo hypophysio surrénalien.

Un événement stressant provoque une réaction en chaîne qui débute dans le cerveau et aboutit à la production de cortisol (glucocorticoïdes) par les glandes surrénales.

Le cortisol active alors en retour certaines zones cérébrales, pour s’adapter au stimulus stressant.

L'hypothèse d'une implication de l'axe hypothalamo-hypophysio-surrénalien (HPA axis) dans la dépression s'appuie sur l'observation clinique (les personnes dépressives montrent une hyperactivation de cet « axe du stress » ; l'inhibition prolongée de l'action cause un état dépressif) et sur des résultats en laboratoire démontrant un effet délétère de l'exposition prolongée (mais pas aigüe) aux glucocorticoïdes sur diverses structures cérébrales.

Ce stress chronique, en sollicitant exagérément l’axe du stress (HPA), amèneraient des changements structuraux dans certaines régions du cerveau (hippocampe et amygdale) et moléculaires (récepteurs mono aminergiques).

Bien qu’il soit difficile de déterminer si ces changements structuraux sont d’origine génétique ou le résultat d’une activation chronique de l’axe HPA, ils demeurent cohérents avec l’hyperactivité de cet axe dont le frein naturel se trouve ainsi diminué.

Une étude récente révèle qu’un stress chronique génère des changements moléculaires au niveau de certains gènes jouant un rôle important dans l’installation et le développement de nombreuses pathologies.

Ainsi, l’expression de gènes impliqués dans les métabolismes lipidiques et glucidiques (« Adipoq ») par exemple, ou dans nos réponses émotionnelles (Prolactine (PRL))…pourraient être modifiées.

De telles observations expliquent la corrélation entre l’exposition à un stress chronique et ses possibles conséquences : maladies métaboliques (obésité, diabète), cardiovasculaires et des troubles de l’humeur (anxiété).

Plus récemment, des données nouvelles issues de la neuro-imagerie, de la neurophysiologie et de la biologie cellulaire et moléculaire ont permis d’associer la dépression à différents phénomènes neurobiologiques, notamment un dysfonctionnement de la neuroplasticité.

Les progrès de la neuro-imagerie structurale et fonctionnelle de ces dernières années ont permis de découvrir que de multiples régions neuroanatomiques sont altérées chez les individus déprimés.

La neuroplasticité correspond à des changements d’organisation et de structure de certains éléments neuronaux, produisant une modification ou une modulation de leur fonction (neurogenèse, apoptose, plasticité synaptique, réorganisation de la composition de réseaux neuronaux…). Les modifications seraient fonction de facteurs de l’environnement dans lequel vit le sujet (ex : stress, alcool) et de l’environnement dans lequel se trouve le système nerveux (ex : taux de glucocorticoïdes).

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Dans la médecine allopathique traditionnelle, les traitements des troubles de l’humeur incluent une approche par la pharmacopée, notamment un traitement médicamenteux spécifique (antidépresseurs, anxiolytiques, antipsychotiques…) et/ou par la relation psychothérapeutique.

La mise au point des différentes classes d’antidépresseurs a suivi l’évolution des hypothèses biochimiques concernant la dépression.

Une classification des antidépresseurs, en plusieurs familles, selon leur structure moléculaire et leur mode d’action a été établie :

-          Les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) = La phénelzine (Nardil®) et la tranylcypromine (Parnate®)

-          Les tricycliques = L’imipramine (Tofranil®), l’amitriptyline (Elavil®, Endep®), la desipramine (Norpramine®, Pertofrane®) et la nortriptyline (Pamelor® et Aventyl®)

Les Inhibiteurs sélectifs de la Recapture de la Sérotonine (ISRS) = la fluoxétine (Prozac®), le citalopram (Celexa®), la fluvoxamine (Luvox®), la sertraline (Zoloft®) et la paroxétine (Paxil®). Ces substances sont aussi utilisées dans le traitement des troubles obsessifs compulsifs, les attaques de panique et le syndrome de stress post- traumatique.

Ces actifs chimiques peuvent avoir, selon leur nature, des effets secondaires dramatiques sur la santé, difficiles à supporter par les patients.

De nombreuses études décrivent :

  • Des effets anticholinergiques: sécheresse buccale, ataxie…
  • Des effets noradrénergiques périphériques: augmentation de la pression artérielle, hypotension orthostatique…
  • Des effets sérotoninergiques périphériques: nausées, vomissements, constipation…
  • Des effets sédatifs importants, fatigue, prise de poids, dysfonctions sexuelles…

Les effets secondaires induits par les antidépresseurs varient selon les individus. Il s’agit de la principale cause d’interruption du traitement par le patient.

De plus, comme nous l’avons vu, les processus cellulaires impliqués dans la dépression et les mécanismes d’action des antidépresseurs sont encore mal connus.

Enfin, si les traitements de la dépression évoluent au gré des découvertes moléculaires et biochimiques mis en jeu dans cette maladie, l’efficacité de telles substances doit s’appuyer sur des résultats fiables et probants sur le long terme, et non sur l’aspect commercial du marché des antidépresseurs et le poids du lobby pharmaceutique, tel que l’attestent certaines publications.

Réfractaires aux effets indésirables des antidépresseurs et désireux de s’orienter vers des thérapeutiques plus naturelles, les gens recherchent aujourd’hui de nouvelles possibilités face à la médication pharmaceutique.

Le recours à des médecines alternatives et complémentaires dans le traitement des perturbations émotionnelles est très répandu.

De nombreuses études se sont intéressées à ces thérapies alternatives. Parmi celles-ci, l’utilisation de plantes médicinales et de suppléments nutritionnels suscite un grand intérêt.

Posté dans 06/03/2019 Santé et Bien-Etre, Acouphènes, Phytonutrition 0 366

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