Bébé pleure : catastrophe ! Est-ce une rhinopharyngite ?

Bébé pleure : catastrophe ! Est-ce une rhinopharyngite ?

Votre jeune enfant a le nez bouché...

Les parents sont souvent démunis devant les pathologies de leurs enfants, mais également anxieux et donc particulièrement réceptifs quant aux recommandations que les professionnels de santé peuvent leur prodiguer.

La situation est à la fois particulière dans la mesure où elle concerne une catégorie d’âge extrêmement fragile, sujette aux infections mais aussi à la "bobologie".

C’est durant cette période de la vie, que les parents consultent le plus fréquemment pédiatre, médecin de famille et pharmacien pour leur enfant.

Il est très difficile d’évaluer les symptômes, la douleur chez le jeune enfant et donc la gravité ou non de la situation. Il faut de plus, prendre en considération le degré d’anxiété, voire d’angoisse bien compréhensible des parents.  

Notre rôle, qui s’inscrit dans une démarche d'informations santé en ligne ne se substitue bien évidemment pas à une consultation médicale mais il permet de mieux appréhender les situations avant cette indispensable consultation médicale.

Votre jeune enfant a le nez bouché. Cela l’empêche de prendre correctement son biberon. Les sécrétions sont jaunâtres et cela vous inquiète. Les lavages au sérum physiologique ne suffisent pas. Vous ne savez pas quelle attitude adopter.

La rhinopharyngite

C'est une pathologie le plus souvent d’origine virale, se caractérisant par une inflammation du pharynx et de la muqueuse nasale.

C’est une pathologie très fréquente chez le nourrisson car son immunité n’est pas encore mature, mais elle est bénigne et d’évolution spontanément favorable.

La répétition d’épisodes de rhinopharyngite chez le nourrisson lui permet de développer son immunité. En moyenne, un nourrisson peut faire 3 à 8 rhinopharyngites par an.

Ces épisodes infectieux sévissent surtout en automne et en hiver. Cette pathologie très contagieuse se transmet soit par voie aérienne par des gouttelettes en suspension dans l’air, ou par contact manuel avec des objets contaminés.

Plus de 200 virus sont susceptibles d’induire une rhinopharyngite, mais les plus fréquents sont : Rhinovirus, Coronarovirus, VRS, Myxovirus, Adénovirus…

La rhinopharyngite se caractérise par une rhinorrhée et une obstruction nasale.

En effet l’écoulement est clair et abondant au départ, devient muco-purulent et sèche par la suite, laissant des croutes qui tapissent la muqueuse nasale.

Les sécrétions issues des fosses nasales descendent dans la gorge. Le pharynx est donc souvent enflammé.


A cela, s’ajoute d’autres symptômes caractéristiques :

- une fièvre modérée (= 39°C) durant les 3 premiers jours,

- une respiration buccale bruyante,

- des douleurs pharyngées,

- des petites adénopathies (moins de 2 cm),

- une toux qui peut persister durant 2 semaines.

De plus, chez les nourrissons de moins de 3 mois, les conduits étant étroits, l’obstruction nasale peut entrainer une gêne respiratoire et alimentaire avec une diminution de l’appétit.

Chronologiquement, la phase de rhinorrhée dure 7 jours, souvent accompagnée d’une fièvre les 3 premiers jours et d’une toux qui peut persister les 15 jours qui suivent.

Il est important de préciser que l’aspect purulent et la présence de fièvre ne sont pas systématiquement des signes de surinfections.

Cependant, la rhinopharyngite peut se compliquer en surinfections bactériennes, le plus souvent en otite moyenne aiguë chez les nourrissons entre 6 mois et 2 ans.

Elles sont assez fréquentes, cependant un traitement antibiotique ne permet pas de les prévenir.

Certains symptômes doivent conduire à une consultation, comme :
 
- nourrisson âgé de moins de 3 mois  
- persistance de la fièvre au-delà de 3 jours
- en l’absence d’amélioration avec un traitement local de plus de 48h
- persistance des symptômes plus de 10 jours
- otalgie (suspicion d’otite)
- œdème des paupières (suspicion d’ethmoïdite, pathologie bactérienne rare mais sévère)

Les signes évocateurs d’une complication qui vont amener à consulter sont :

- persistance de la fièvre plus de 3 jours,

- persistance de symptômes sans tendance à l’amélioration,

- changement de comportement,

- otalgie, otorrhée,

- conjonctivite purulente,

- œdème palpébral,

- troubles digestifs et apparition d’une gêne respiratoire.

nez qui coule enfant


La désobstruction rhinopharyngée constitue l’étape essentielle du traitement

Elle permet d’éliminer les sécrétions afin de dégager le nez et d’éviter toute surinfection.
Pour cela, vous pouvez utiliser, soit du sérum physiologique en spray ou en dosettes qui draine, humidifie, et favorise l’élimination des sécrétions nasales et des germes, ou mieux encore une solution hypertonique d'eau thermale (Rhinyl).

L’hypertonicité favorise la décongestion nasale par effet osmotique (appel d’eau).

Il ne sera à utiliser qu’en phase aiguë et non quotidiennement car il peut être responsable de picotements et irritations des muqueuses nasales.

Ces solutés d’eau hyperthermale renferment des minéraux et oligoéléments comme le cuivre aux propriétés anti infectieuses, le manganèse, anti inflammatoire et le soufre, stimulant immunitaire.

Une fois le lavage des fosses nasales effectué, il faut les désobstruer afin de diminuer l’encombrement nasal.

Cette désobstruction se fera à l’aide d’un mouche bébé. Il y en existe différentes sortes, soit des modèles à aspiration buccale, qui permettent de varier la force d’aspiration, soit des modèles électroniques, qui possèdent plusieurs vitesses d’aspiration.

Pour réduire le risque de récidives,  vous pourrez administrer à votre enfant une cure de 2 mois de Stimunyl, qui est un complément alimentaire à base de lactoferrine, aux propriétés immunostimulantes.

Il sera conseillé à partir de 6 mois, à raison de 1 flacon par jour pendant 10 jours à dissoudre dans un peu d’eau, à prendre avant le repas.

La rhinopharyngite est une pathologie plus gênante que grave, et surtout très contagieuse.

Elle nécessite quelques mesures d’hygiène afin de la maîtriser au mieux :

- humidifier la chambre de l’enfant, à l’aide d’un humidificateur électrique, d’une bassine d’eau chaude ou tout simplement d’un linge humide sur le radiateur

- chauffer modérément la chambre de l’enfant  (inférieur à 19°C) et l’aérer deux fois par jour

- éviter le tabagisme passif

- surélever légèrement la tête du lit pour améliorer la respiration  

- hydrater régulièrement l’enfant

Posté dans 05/12/2017 Santé et Bien-Etre, Infections O.R.L, Phytonutrition 0 63

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