Livre Blanc Acouphènes
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Pour la chanteuse Angèle, tout est parti d’un traumatisme sonore sur un plateau télé, avec un problème de micro qui a agressé directement son oreille interne. Depuis, elle vit avec des acouphènes aux deux oreilles et décrit un chuintement permanent, parfois angoissant, qui ne la quitte jamais une fois la musique coupée. Elle parle d’un trouble qui peut “rendre fou” et qu’elle a dû apprendre à accepter comme un compagnon sonore à vie.
À travers son témoignage public et ses chansons, Angèle met en lumière ce que vivent chaque jour des millions de personnes souffrant d’acouphènes, souvent dans le silence et l’incompréhension de leur entourage.

Un acouphène est la perception d’un bruit (sifflement, bourdonnement, grésillement…) en l’absence de source sonore extérieure réelle. Il peut être intermittent ou continu, toucher une oreille ou les deux, et s’accompagner parfois d’hyperacousie, comme chez Angèle qui déclare entendre certains sons “très fort”. On distingue généralement les acouphènes liés à des lésions de l’oreille interne, à des pathologies de l’oreille ou à des facteurs généraux comme le stress ou certains médicaments ototoxiques.
Pour un ORL, les acouphènes sont un symptôme, pas une maladie en soi : l’enjeu est d’en rechercher la cause (ou les causes) et de mesurer l’impact sur la qualité de vie du patient.
L’exemple d’Angèle illustre parfaitement le risque lié aux chocs sonores directs, notamment via casques, in-ear et problèmes techniques de sonorisation. De nombreux artistes, comme Chris Martin après des années de concerts à haut volume, rapportent aussi des acouphènes liés à l’exposition prolongée à des sons intenses. Dans ces cas, les cellules ciliées de la cochlée sont endommagées, ce qui perturbe la transmission du son et peut générer un “bruit fantôme” perçu comme un acouphène.
Les acouphènes peuvent aussi être associés à : otites, otospongiose, maladie de Ménière, bouchon de cérumen, tumeur du nerf auditif ou autres pathologies de l’oreille. Des causes générales comme des troubles métaboliques, tensionnels, la prise de médicaments ototoxiques ou un traumatisme crânien peuvent également être en jeu. Le stress intense, l’anxiété et la fatigue figurent parmi les facteurs aggravants les plus fréquents rapportés en consultation ORL spécialisée dans les acouphènes.
Lorsque les acouphènes sont liés à une cause identifiée (otite, bouchon de cérumen, réaction médicamenteuse, maladie de l’oreille interne…), l’ORL va d’abord traiter cette cause : soin de l’otite, exérèse du bouchon, adaptation thérapeutique, prise en charge d’une maladie sous-jacente. Dans certains cas, la disparition ou l’atténuation de l’acouphène accompagne la résolution de la cause initiale, notamment après traitement d’une infection ou retrait d’un bouchon.
Quand les lésions auditives sont irréversibles, “guérir” l’acouphène n’est pas toujours possible mais l’ORL dispose de plusieurs outils pour aider le patient. Des traitements médicamenteux (corticoïdes locaux en cas de survenue aiguë, anxiolytiques, antidépresseurs) peuvent être proposés dans des situations ciblées. Les thérapies sonores (générateurs de bruit, appareils auditifs, TRT) et l’accompagnement psychologique visent à rendre le bruit intérieur de plus en plus tolérable au quotidien.
Certaines approches récentes misent sur la neuroplasticité auditive, en cherchant à “reprogrammer” la manière dont le cerveau interprète ces signaux aberrants. Les thérapies sonores personnalisées, parfois associées à des technologies numériques ou à l’intelligence artificielle, visent à adapter très finement les sons de masquage ou d’habituation au profil auditif de chaque patient. Des recherches explorent aussi l’apport de la réalité virtuelle ou de protocoles combinant relaxation, pleine conscience et exercices auditifs pour diminuer la détresse liée aux acouphènes.
Il est recommandé de consulter un ORL spécialisé en acouphènes en cas de bruit persistant dans une oreille ou les deux, surtout après un traumatisme sonore, une otite, une baisse brutale de l’audition ou en présence de vertiges associés. Une consultation est également essentielle si les acouphènes s’accompagnent d’une grande anxiété, de troubles du sommeil ou d’un impact important sur la vie sociale ou professionnelle. L’exemple d’Angèle, passée du déni à l’acceptation, montre l’importance de mettre des mots sur ce trouble et de ne pas le minimiser, même chez les personnes jeunes et en bonne santé apparente.
En racontant son histoire, Angèle rappelle que l’oreille est un organe fragile et qu’un seul incident peut suffire à provoquer des dommages durables. La campagne de sensibilisation menée par d’autres artistes souffrant d’acouphènes ou de surdité partielle insiste sur la protection auditive aux concerts et dans les environnements bruyants. Pour le public comme pour les professionnels de la musique, la prévention (bouchons, limitation du volume, pauses sonores) reste l’outil le plus puissant pour éviter que le silence ne se mette, un jour, à hurler.
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