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Lactoferrine : la protéine naturelle qui protège vos défenses et votre microbiote

La lactoferrine est une glycoprotéine naturelle présente dans le lait et dans de nombreuses sécrétions de l’organisme, où elle joue un rôle clé dans l’immunité, la défense anti‑infectieuse et l’équilibre du microbiote. Son intérêt en santé humaine est aujourd’hui largement documenté, avec des applications possibles en prévention des infections, soutien de la barrière intestinale et modulation de l’inflammation.

Qu’est‑ce que la lactoferrine ?

  • La lactoferrine appartient à la famille des transferrines, protéines capables de se lier fortement au fer, ce qui lui confère une activité biologique très large.

  • Elle est produite par les cellules épithéliales glandulaires et se retrouve dans les larmes, la salive, les sécrétions respiratoires et digestives, ainsi que dans les granules des polynucléaires neutrophiles (globules blancs).

  • C’est une protéine majeure du lait maternel, représentant environ 15 à 20% des protéines du lait de femme, ce qui souligne son rôle essentiel dans le développement et la défense immunitaire du nourrisson.

  • Sa concentration varie selon l’espèce et le stade de lactation, avec des taux particulièrement élevés en période néonatale, lorsque le système immunitaire est encore immature.

lactoferrine microbiote

Un acteur majeur de la défense anti‑infectieuse

  • En se liant au fer, la lactoferrine “affame” les bactéries qui ont besoin de ce métal pour se multiplier, ce qui exerce un effet bactériostatique et limite la formation de biofilms bactériens, notamment chez Pseudomonas aeruginosa.

  • Elle possède également une action directe sur la paroi bactérienne, en se fixant au lipopolysaccharide (LPS) des bactéries Gram négatif ou à l’acide lipoteichoïque des Gram positif, ce qui déstabilise leur membrane et augmente leur perméabilité.

  • Un peptide dérivé de sa partie N‑terminale, appelé lactoferricine, présente une activité bactéricides large spectre encore plus marquée que la lactoferrine intacte, et peut aussi intervenir sur des cellules tumorales ou immunitaires.

  • La lactoferrine humaine et bovine montrent en outre une activité antivirale vis‑à‑vis de nombreux virus enveloppés ou non, en empêchant l’attachement des virus aux cellules cibles via une interaction avec les intégrines et les glycosaminoglycanes de surface.

Lactoferrine propriétés

Rôle anti‑inflammatoire et immunomodulateur

  • Localisée à la surface de la muqueuse intestinale, la lactoferrine participe à la première ligne de défense de l’hôte et au maintien de l’homéostasie microbienne.

  • Elle peut se lier au LPS circulant et empêcher la formation du complexe LPS–CD14–LPS‑binding protein sur les monocytes et macrophages, ce qui contribue à limiter la réponse inflammatoire excessive, notamment dans le choc septique.

  • Des travaux chez la souris montrent qu’elle peut diminuer l’expression de cytokines pro‑inflammatoires comme TNF‑α, IL‑1 et IL‑6, et réduire le stress oxydatif dans les cellules intestinales en chélatant le fer libre, source de radicaux libres.

  • La lactoferrine intervient aussi dans la maturation et l’activation des cellules présentatrices d’antigènes, des cellules dendritiques et des lymphocytes T et B, modulant ainsi l’immunité innée et adaptative via différentes voies de signalisation (NF‑κB, ERK, MAPK, TLR, etc.).

Effets sur le microbiote intestinal et effet « prébiotique »

  • Les prébiotiques sont des substrats utilisés sélectivement par le microbiote pour en tirer un bénéfice pour la santé ; la lactoferrine semble soutenir la croissance de certaines bactéries bénéfiques tout en limitant celle de pathogènes.

  • Des études in vitro ont montré que la lactoferrine bovine peut stimuler la croissance de probiotiques comme Lactobacillus rhamnosus, Pediococcus pentosaceus ou Lactobacillus paracasei, surtout à température ambiante.

  • Selon son état de saturation en fer, la lactoferrine exerce un effet modulant sur différentes espèces bactériennes, favorisant les lactobacilles et bifidobactéries tout en freinant certains germes pathogènes comme Salmonella Typhimurium.

  • En parallèle, elle participe à la maturation des cellules intestinales et à la communication axe microbiote–intestin–cerveau, contribuant à une barrière intestinale plus fonctionnelle et à une meilleure éducation du système immunitaire, en particulier chez le nouveau‑né.

immunité et lactoferrine

Intérêt pratique de la lactoferrine et place de STIMUNYL

  • L’ensemble de ces données souligne l’intérêt de la lactoferrine comme alliée du quotidien pour soutenir les défenses naturelles, protéger la barrière intestinale et accompagner la réponse de l’organisme face aux agressions infectieuses ou inflammatoires.

  • Dans ce cadre, des formules contenant de la lactoferrine bovine de qualité, comme la spécialité STIMUNYL développée par les Laboratoires BIORL, peuvent s’intégrer naturellement à une démarche globale de bien‑être et de soutien immunitaire, en complément des conseils de mode de vie et du suivi médical habituel.

  • Pour les professionnels de santé comme pour le grand public, la lactoferrine apparaît ainsi comme un composant intéressant de la santé naturelle, dont l’utilisation peut être envisagée de manière simple, en appui des approches nutritionnelles et micro‑nutritionnelles déjà connues.

STIMUNYL Lactoferrine

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