J'entends de plus en plus mal...Pourquoi ?

J'entends de plus en plus mal...Pourquoi ?

La presbyacousie, altération de l’audition liée au vieillissement, est la cause la plus fréquente de surdité de perception chez l’adulte.
Ce processus de vieillissement débute très tôt (dès 30 ans) pour l’organe auditif. Mais il s’accélère lorsque nous passons le cap de 50 ans par les effets combinés de multiples facteurs, intrinsèques et extrinsèques.

5 182 000 personnes en France ont un handicap auditif (8.12% de la population Française) soit une
prévalence globale de 89 pour 1 000 habitants.
La presbyacousie est la plus fréquente des causes de surdité bilatérale et devient aujourd’hui une
préoccupation importante de santé publique. Le vieillissement de la population explique, en effet, une nette augmentation de sa prévalence qui affecterait près de 40% des sujets de plus de 65 ans, ce qui à l’horizon de 2020 représenterait 6 à 8 millions de personnes en France.

Il est lié en partie au terrain génétique et en partie à des facteurs aggravants locaux (par exemple les otites chroniques) généraux, (métaboliques ou vasculaires), ou environnementaux (par exemple les traumatismes sonores).

La presbyacousie touche plus particulièrement les cellules sensorielles de l’organe de Corti qui subissent une dégénérescence plus importante à la base de la cochlée qu’à son sommet.
La perte auditive prédomine donc sur les sons aigus plutôt que sur les sons graves.
Les cellules les plus touchées sont les cellules ciliées externes.


On distingue quatre formes principales de presbyacousie :

  • Métabolique par micro angiopathie striale.
  • Neuronale par perte primaire de la population neuronale du nerf cochléaire.
  • Sensorielle par atteinte des cellules ciliées externes.
  • Mécanique par diminution des mouvements mécaniques de la cochlée, due à la perte d’élasticité de la membrane basilaire.  


La dégénérescence des voies auditives centrales, probablement secondaire à l’atteinte de l’organe périphérique, vient ajouter ses propres effets en altérant les stratégies de suppléance mentale mises en jeu par tout déficient auditif.



Signes cliniques

Il s’agit d’une surdité de perception bilatérale et symétrique, prédominante sur les fréquences aiguës.
Elle est le plus fréquemment isolée mais peut s’accompagner d’acouphènes et de vertiges.
Les premiers troubles perçus apparaissent généralement vers 50 ans, s’ils débutent plus tôt on parle alors de presbyacousie précoce ou aggravée.

Les trois paliers de la presbyacousie :

  • Stade infraclinique : la presbyacousie se manifeste par une baisse de la perception des sons aigus et par une altération de la perception de la hauteur des sons. En général, seules certaines personnes, les musiciens, les personnes professionnellement concernées par l’audition, ou les personnes particulièrement attentives, en prennent conscience. L’audiogramme montre des seuils normaux sur les graves jusqu’à  2 000 Hz avec une perte inférieure à 30 dB et inconstante sur les fréquences aiguës. 
  • Stade de retentissement social : la presbyacousie se manifeste en premier lieu par la gêne dans le bruit, réalisant le classique effet « salle de restaurant ». Le sujet éprouve des difficultés à suivre une conversation de groupe ou dans un milieu bruyant.  Ce signe traduit l’atteinte des cellules ciliées externes. Un autre signe est également très évocateur de presbyacousie : l’intolérance aux sons forts, qui traduit le phénomène de recrutement. Le sujet ne supporte pas les ambiances bruyantes. De plus, bien qu’il ne comprenne plus les conversations courantes, il ressent douloureusement la perception de mots prononcés de façon haute et intelligible au creux de son oreille. Ces difficultés de compréhension sont majorées par une diminution de la suppléance mentale et du pouvoir de mémorisation qui provoque une plus grande vulnérabilité face aux situations de communication.La perte est supérieure ou égale à 30 dB sur la fréquence 2 000 Hz. La prise en charge est impérative.
  • Stade d’isolement : la presbyacousie aboutit à un véritable isolement social de la personne. En effet, le sentiment de frustration de la personne âgée incapable d’appréhender correctement son environnement sonore la conduit à se retrancher de celui-ci et à éviter les situations communicationnelles difficiles, plutôt que de se retrouver dans l’embarras qui résulte de ses erreurs d’interprétation et de l’échec de ses tentatives de compréhension. Le sujet renonce à communiquer, sa vigilance diminue, son intérêt pour son entourage s’estompe, et il s’ensuit parfois même l’installation d’un syndrome dépressif réactionnel.


L’audiométrie montre que la perte tonale liée au vieillissement commence à la fréquence de 1 000 Hz dès l’âge de 30 ans, avec une progression de 3 dB par dix ans. Sur la fréquence de 6 000 Hz, cette perte est de 10 dB par dix ans. Il semble donc que la baisse auditive soit fréquence-dépendante. Elle s’aggrave inexorablement, avec une perte moyenne d’environ 5 dB par décennie à partir de 55 ans et de 1 à 3 dB par an à partir de 70 ans. Elle atteint progressivement les fréquences conversationnelles comprises entre 30 et40 dB et 500 et 4 000 Hz.

Le handicap auditif a un retentissement comportemental, psycho affectif et social sur la vie du sujet sourd. Le retentissement comportemental se manifeste par une perte de l’attention et une perte des capacités à acquérir, analyser et stocker l’information.
Le retentissement psychoaffectif et social se manifeste par une irritabilité, une frustration, une perplexité, un renoncement, une perte de confiance voire une tristesse et une dépression.



Il n’existe pas de traitement  qui permette de "soigner" la presbyacousie. La lutte contre les traumatismes sonores, les médicaments ototoxiques, l’hypertension artérielle et les troubles métaboliques contribue à préserver le capital auditif sensoriel tout au long de la vie en associant une supplémentation nutritionnelle efficace.

L'intérêt d'une supplémentation nutritionnelle

Leurs sites d’action sont divers (périphérique et/ou central). Certaines molécules piègent les radicaux libres nocifs provenant de la dégradation des cellules ciliées internes, et protègent donc ces cellules.

D’autres favorisent le phénomène de plasticité neuronale, indispensable pour compenser le déficit sensoriel.
Les chercheurs ont constaté que l’augmentation de l’apport en zinc a permis une diminution des cassures des brins d’ADN. De plus, la supplémentation en zinc a non seulement contribué à une restauration du taux de protéines impliquées dans la réparation de l’ADN, mais a également permis une récupération des fonctions immunitaire et antioxydante.
Ces résultats confirment l’importance du zinc au sein de l’organisme et l’intérêt d’une supplémentation en zinc.


Le manganèse est un oligo-élément nécessaire à la survie de l’homme, impliqué dans de nombreux processus chimiques dans le corps.
Le manganèse est utilisé par de multiples enzymes, comme l’arginase, la glutamine synthetase et le superoxyde de manganèse. Elles fonctionnent comme des antioxydants dans l'organisme, ce qui contribue à diminuer les niveaux de stress oxydatif et d’inflammation.
Un pourcentage de l’apport de manganèse dans l'organisme est présent dans les vésicules synaptiques du cerveau, de sorte que le manganèse est étroitement lié à l’activité électrophysiologique des neurones du cerveau qui contrôlent la fonction cognitive. Le manganèse est libéré dans la fente synaptique du cerveau et affecte la neurotransmission synaptique.


L'éleuthérocoque est une substance adaptogène. Elle améliore la capacité de l'organisme à s'adapter aux différents stress ou agressions qu'il peut subir lui permettant d'équilibrer des constantes physiologiques perturbées. Les propriétés de l'éleuthérocoque sont nombreuses : Stimulation du système nerveux central - Amélioration de la circulation cérébrale - Effet anti-stress.


Bacopa monnieri, un accélérateur neuronal.
Le bacopa agit sur le métabolisme du glutamate en augmentant le taux de Gaba, ce qui favorise les échanges entre les neurones.
Une étude scientifique a démontré qu’un extrait de Bacopa monnieri permettait in vitro de stimuler l’arborisation des cellules dendritiques (terminaisons neuronales) au niveau de l'hippocampe chez le rat, ce qui suggère une facilitation de la plasticité cérébrale.
Une autre étude a permis de montrer l’effet stimulateur de la potentialisation à long terme (une augmentation importante et durable de l'efficacité synaptique permettait d’inhiber des enzymes comme la Catéchol-O-méthyl transférase (COMT) et la Prolyl endopeptidase (PEP).
Dans ces conditions, l’action inhibitrice des composés de Bacopa monnieri pourrait ainsi avoir un effet bénéfique contre le déclin cognitif, en renforçant les capacités cognitives.
le Bacopa améliore significativement la cognition, l’attention et la vitesse de traitement des informations.


Composante essentielle des cellules nerveuses et cognitives la lécithine de soja procure la choline et l'inositol nécessaires à l'équilibre du système nerveux.

Vous retrouverez tous ces ingrédients dans la formule exclusive ELIZYL afin de bénéficier d'un effet neuro protecteur et ainsi contribuer au ralentissement du vieillissement des cellules de l'audition afin de ne pas accélérer le phénomène de presbyacousie.

Posté dans 21/11/2018 Santé et Bien-Etre, Acouphènes, Audition 0 55

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