L’origine des acouphènes serait donc dans notre cerveau, et non dans nos oreilles ?

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Les dernières innovations en imagerie cérébrale ont permis de situer la région du cerveau impliquée dans les acouphènes, dans le cortex auditif.

Cette découverte est cependant le fruit d’un pur hasard, comme l’explique Richard Salvi, professeur et directeur du Center for Hearing and Deafness à l’Université de Buffalo : « Nous avions au centre quelques patients qui pouvaient moduler l’intensité de leur acouphène en bougeant leur mâchoire. Il était donc possible de comparer, chez une même personne, les changements de l’activité cérébrale alors qu’elle modifiait volontairement le niveau de son acouphène ! On pouvait éliminer toutes sortes de  facteurs qui  entrent  en  ligne  de  compte  en  comparant  entre individus »

C’est ainsi que les chercheurs ont pu découvrir que seul l’hémisphère gauche s’activait lorsque l’acouphène était perçu. En temps normal, lorsque l’on diffuse un son dans une oreille, les deux  hémisphères s’activent.  Ils détenaient donc un bon indice que l’origine de l’acouphène était bien située dans le cerveau.

D’autre part, des patients dont le nerf auditif avait été sectionné à la suite d’une intervention chirurgicale liée à l’ablation d’une tumeur percevaient aussi un bruit constant. « Si l’acouphène venait de l’oreille, ces gens ne pourraient jamais l’entendre. Ils sont complètement sourds, leur oreille n’est  plus connectée au  cerveau ! »  Le  professeur Salvi  ajoute que les patients sont soulagés lorsqu’on leur fait part de ces résultats. « Ils sont contents de savoir que les acouphènes ne sont pas le fruit de leur imagination, mais un processus bien réel, dans le cerveau. ».

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Un cerveau un peu trop à l’écoute

La  relation  entre  perte d’audition et acouphène  est désormais bien établie.  « Dans ce cas,  le  cerveau est un  peu comme  une personne qui écoute la radio au volant de sa voiture. À  mesure  qu’elle s’éloigne de la ville, il y a de plus en plus d’interférences. Le conducteur hausse le volume pour compenser la perte de réception. Mais il amplifie également les bruits parasites ! C’est un  déséquilibre entre les mécanismes d’excitation et d’inhibition du cerveau à la suite d’une perte d’audition », mentionne Richard Salvi. Cela expliquerait aussi pourquoi l’acouphène s’accompagne souvent d’hyperacousie, ou de la perception que les sons sont trop forts.

« Au secours, docteur ! »

«  L’oto-rhino-laryngologiste  a  été  ma  plus  grande  déception,  raconte ainsi un patient. Une fois qu’il a éliminé les causes physiologiques et neurologiques courantes, il délivre son diagnostic : vous  souffrez  d’acouphènes.  Ils seront présents jusqu’à la fin de votre vie. Apprenez à les tolérer. Ecoutez de la musique pour vous soulager, m’a-t-il dit. Bonjour et au suivant. »

Il est difficile pour certains professionnels de reconnaître que la communauté scientifique n’a pas réponse à tout. Il est alors tentant de clore la consultation en disant “ c’est psychologique, je ne peux rien faire ” ou encore “vous devez vivre avec,  il  n’y  a  pas de traitement ”.

L’acouphène empoisonne l’existence au quotidien  « C’est un  problème à ce point sérieux qu’il constitue un des facteurs de risque de suicide chez les personnes âgées », soutient  Sylvie  Hébert.  Elle étudie la relation entre le stress et les acouphènes. « En plus du cortex auditif, le système limbique, qui gère les émotions, est impliqué dans cette pathologie. »

Et demain ?

Le vieil adage « mieux vaut prévenir que guérir » s’impose, et devant ce problème qui touche des milliers de personnes, le ministère de la Santé et des Services  sociaux ne peut faire la sourde oreille.  Il doit sensibiliser et informer la population à ce sujet dès maintenant, en plus de favoriser la recherche.

Nos Laboratoires sont depuis quinze ans sensibilisés à ce véritable problème de Santé Publique qui touche un nombre toujours plus croissant d’individus de plus en plus jeunes. Nous écoutons quotidiennement ces personnes totalement désœuvrées et dans un grand état de stress et très souvent dépressifs.

Outre le développement de notre Recherche à travers notre gamme naturelle Acouphènes destinée à soulager les symptômes liés à cette terrible pathologie, nous contribuons à la communication à travers les médias afin de sensibiliser le plus grand nombre.

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