[Audition] Anatomie et Physiologie de l’oreille

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Fonctions de l’oreille

L’oreille est un organe assurant deux fonctions sensorielles : l’audition et l’équilibre

C’est donc un appareil essentiel à notre interaction (communication et position dans l’espace) avec notre milieu environnant. Nous comprenons aisément que toute altération de ces fonctions
aura des répercussions sur notre rapport au monde, synonyme de rupture d’échanges et de repli sur soi.
Le maintien de cette fonction auditive est capital pour nous permettre d’être « dans le monde ».

Le système auditif se divise en trois parties, suite de cavités creusées au sein d’un os crânien très dense, le rocher de l’os temporal, nom évoquant la dureté, la solidité mais aussi la difficulté d’exploration de cette région osseuse.

l’oreille externe,
l’oreille moyenne,
l’oreille interne.

L’oreille externeOreille-externe-300x173 [Audition] Anatomie et Physiologie de l'oreille

L’oreille externe comprend une partie cartilagineuse (le pavillon), partie visible de l’oreille et le conduit auditif externe (ou méat acoustique externe) fermé par une membrane élastique, le tympan. Le tissu cutané du conduit renferme des glandes qui sécrètent le cérumen.

Le pavillon

C’est la partie extérieure de l’oreille externe. Situé sur la face latérale du crâne, il est constitué d’une structure cartilagineuse complexe complété par une structure fibreuse, l’ensemble étant recouvert par un revêtement cutané habituel.

Le pavillon se prolonge en dedans par un élément cartilagineux, constituant la partie initiale du conduit auditif externe

Le pavillon a une fonction primitive consistant en la « récupération » de l’onde sonore, pour la condenser et l’orienter vers le conduit auditif.

Classiquement, ce pavillon possède sa forme et sa taille définitives vers l’âge de 7 ans. En réalité, le pavillon continue à lentement se transformer tout au long de la vie.

Plusieurs malformations congénitales peuvent se rencontrer, depuis l’aplasie (absence de pavillon se résumant en un simple bourgeon) jusqu’à l’hypoplasie (pavillon de petite taille, souvent mal positionné, avec une implantation basse).

Le pavillon peut être le siège de diverses pathologies acquises, touchant soit la peau de recouvrement, soit la structure fibrocartilagineuse.

La peau est parfois le lieu de développement de lésions cancéreuses, comme l’ensemble du revêtement cutané. Un examen spécialisé s’impose en cas de « bouton qui ne guérit pas ».

La structure même du pavillon peut être la cible de traumatismes avec œdème (gonflement et rougeur), hématome (othématome des joueurs de rugby) ou plaie nécessitant une réparation chirurgicale.

Une infection enfin peut se développer, notamment dans le cadre d’une otite externe, et vient toucher une partie plus ou moins importante du pavillon

Le conduit auditif externe

Le conduit auditif externe (C.A.E.) est un canal creusé dans la masse osseuse sur une longueur d’environ trois centimètres, ouvert d’un côté vers l’extérieur et fermé de l’autre par la membrane tympanique, premier élément de l’oreille moyenne. Constitué sur son premier tiers d’une structure fibrocartilagineuse (mélange de lamelle de cartilage souple et de tissu fibreux), il est réellement osseux sur ses deux tiers profonds. L’orientation du conduit auditif est grossièrement dirigée vers le dedans, en bas et en avant. Son diamètre est d’environ un centimètre.

La peau qui tapisse le CAE fait suite à la peau qui recouvre le pavillon. Deux zones peuvent se distinguer :

La peau du premier tiers du conduit, sur environ un centimètre présente les caractéristiques habituelles de toute peau : plusieurs couches cellulaires se renouvelant en environ un mois de la profondeur à la surface. Elle présente un système sudoripare (fabrication de la sueur) et un système pileux (poils). Elle se distingue par la présence d’un système sécrétoire particulier : le fameux système cérumineux, fabriquant le cérumen.

La peau des deux tiers profonds du conduit sur deux centimètres jusqu’au tympan.

Sur ces deux centimètres, la peau s’amincit progressivement pour, dans la région la plus profonde, proche du tympan, ne plus présenter qu’une seule couche cellulaire.

Sa grande originalité réside dans sa capacité à s’auto nettoyer par un phénomène dit d’éjection latérale. Les cellules cutanées (kératocytes) mortes sont refoulées vers l’extérieur.

Il n’est donc pas utile de contrarier ce phénomène naturel en voulant nettoyer le fond du conduit, ce d’autant que le cérumen, souvenons-nous en, est produit à la partie haute initiale du CAE.

 

L’oreille moyenne Oreille-moy-300x173 [Audition] Anatomie et Physiologie de l'oreille

L’oreille moyenne, ou caisse du tympan, est une cavité aérienne, plus profonde. Sa limite latérale est le tympan et sa limité médiale, une paroi osseuse percée de deux orifices, la fenêtre du vestibule et la fenêtre de la cochlée. Ce système de transmission sonore, ou complexe tympano-ossiculaire, unit le tympan et la chaîne des osselets :

  • le marteau,
  • l’enclume
  • et l’étrier.

La chaîne des osselets relie le tympan à la fenêtre ovale et assure la transmission des vibrations de l’air dans le conduit auditif jusqu’aux liquides de l’oreille interne.

Deux petits muscles, le muscle stapédien et le muscle du marteau sont reliés aux osselets. Dès qu’un son fort parvient à l’oreille, ces muscles se contractent (réflexe stapédien), ils entravent la transmission du son par l’oreille moyenne protégeant ainsi l’oreille interne.

L’oreille moyenne se présente comme une cavité prolongée en avant par la trompe auditive ou trompe d’Eustache qui aboutit dans le nasopharynx (partie supérieure de la gorge); à chaque déglutition, elle assure l’équilibre des pressions entre l’oreille moyenne et l’extérieur, condition indispensable à la mobilité du tympan. En arrière, l’oreille moyenne communique avec les cellules mastoïdiennes creusées dans l’os temporal.

 

L’oreille interne Oreille-interne-300x173 [Audition] Anatomie et Physiologie de l'oreille

L’oreille interne, aussi appelée labyrinthe, est la région la plus profonde de
l’oreille. C’est également une zone cavitaire remplie de liquide (périlymphe et endolymphe) dans lequel baignent les cellules de l’audition et les cellules de l’équilibre. Elle communique avec l’oreille moyenne par la fenêtre ovale. Elle est divisée en deux parties : le vestibule et les canaux semi-circulaires, siège de l’équilibre et la cochlée, organe de l’audition.

La cochlée, ou limaçon, a la forme d’un petit escargot, tube enroulé sur lui-même, dont la base, appelée organe de Corti, véritable récepteur de l’audition, est tapissée de cellules ciliées.

Ce sont ces cellules sensorielles ciliées qui vont transmettre par leur déplacement, l’information sonore au nerf auditif qui prend naissance à ce niveau : l’information sonore est donc transformée en message nerveux par le nerf Cochléaire, branche du nerf vestibulo-cochléaire (nerf crânien VIII).

 

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