Le point sur les infections ORL

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Fotolia_3283602_S-300x225 Le point sur les infections ORL

Les infections ORL sont très fréquentes et le plus souvent bénignes, avec une probabilité de guérison spontanée pouvant atteindre 80 %.

Première cause d’automédication, elles représentent la principale cause de consultation des médecins généralistes et des pédiatres.

Elles sont d’origine virale dans 70 % des cas, ne justifiant pas de prescription d’antibiotiques.

Or, ces infections ORL sont responsables de plus de la moitié des prescriptions d’antibiotiques. Cette forte consommation d’antibiotiques a favorisé l’apparition de germes résistants, posant un véritable problème de santé publique.

La prévention constitue donc un objectif majeur basée à la fois sur la réduction des facteurs de risques (hygiène) mais aussi sur les moyens naturels de renforcer les défenses immunitaires afin  d’éviter la répétition d’épisodes aigus.

RHUME, RHINITE AIGUE OU CORYZA…

On parle de la même chose : ce sont trois synonymes pour cette infection hivernale, quasiment incontournable chaque année.

Elle est provoquée par une multitude de virus différents (on parle de « rhinovirus ») et présente deux caractéristiques fondamentales :

  • Ce sont des virus très contagieux pendant une période de l’année où nous sommes plus fragiles (froid, humidité, contacts plus étroits en milieu fermé…) ;
  • Il n’existe pas de traitement spécifique (puisque c’est presque toujours un virus). Il faut notamment savoir que les antibiotiques sont totalement inefficaces sur un rhume d’origine virale. On ne peut que soulager les symptômes… et aider nos défenses immunitaires à nous protéger (vitamines, minéraux, plantes…) !

Des symptômes assez classiques

Face à l’agression de la muqueuse nasale par les virus du rhume, l’organisme va réagir en induisant une inflammation locale, ce qui va augmenter les sécrétions de la muqueuse (d’où un nez qui coule, des yeux larmoyants et des éternuements en salve…).

Celle-ci sera également gonflée : c’est ce qui explique la sensation très désagréable de nez bouché! Ces symptômes sont similaires à ceux qui surviennent lors de certains phénomènes d’allergie respiratoire, comme le rhume des foins.
À cette réaction locale peut s’ajouter une réaction plus générale de l’organisme qui lutte contre l’invasion virale : fièvre modérée (38°-38,5 °C en règle générale), fatigue… Et quand s’ajoutent des picotements ou des brûlures dans la gorge, voire une toux, on se trouve face à une rhino-pharyngite.

Si la guérison spontanée, avec ou sans traitement des symptômes, est la règle, certains «terrains» plus vulnérables peuvent cependant voir évoluer ce simple rhume en problème plus sérieux…

En effet, un rhume peut se surinfecter : des bactéries viennent coloniser les fosses nasales et peuvent s’étendre à d’autres endroits des voies respiratoires. La communication anatomique entre les différentes zones des voies aériennes supérieures favorise la dissémination des germes. C’est en fait la principale menace qui guette un rhume négligé.
L’extension peut toucher les sinus et occasionner une sinusite ou remonter à l’oreille moyenne et provoquer une otite.
Le rhume peut fréquemment aussi descendre vers la gorge (le pharynx) et générer une rhinopharyngite, voire plus bas atteindre le larynx et les cordes vocales par une laryngite, nous réduisant au silence pour quelques jours… Enfin, les bronches peuvent, elles aussi, être touchées : c’est la bronchite aiguë.

RHINOPHARYNGITE AIGUË

La rhinopharyngite aiguë est l’une des infections ORL la plus fréquente en pédiatrie. Elle associe :

  • obstruction nasale
  • et/ou une rhinorhée bilatérale (nez qui coule),
  • une toux liée à l’écoulement postérieur et de la fièvre, constituant un trépied symptomatique.

Dans la plupart des cas, il s’agit de virus (Rhinovirus, avec plus de 100 sérotypes, Coronavirus, virus para-influenzæ, virus respiratoire syncytial, Adénovirus, Entérovirus…) et l’évolution est spontanément favorable.

Un rhume non ou mal soigné, localisé au niveau des fosses nasales, peut gagner les sinus via les ostia. A la suite d’une agression prolongée, les muqueuses nasales et sinusales deviennent très inflammatoires. Elles augmentent de volume et produisent du mucus : on parle alors de rhinosinusite. Les orifices d’évacuation des sinus étant bouchés, le mucus stagne dans les sinus, ce qui est propice à une surinfection bactérienne.

Quelquefois, cette surinfection peut survenir au niveau de l’oreille. L’otite moyenne aiguë est en effet la principale complication de la rhinopharyngite. Et contrairement à un simple rhume, elle nécessite la prise en charge par un médecin.

La rhinopharyngite est incontournable jusqu’à 5 ans, à raison de sept à huit rhumes par an ! En effet, après avoir été protégé par les anticorps maternels pendant les premiers mois, le nourrisson va progressivement fabriquer ses défenses immunitaires au contact de nombreux germes. Une rhinopharyngite chez un enfant de moins de 3 mois nécessite une consultation médicale, en particulier en cas de fièvre.

Dans les autres cas, l’aspect mucopurulent d’un écoulement nasal est une étape courante de la rhinopharyngite. Ce n’est pas le signe d’une surinfection et cela n’implique pas le recours à un antibiotique.

Le traitement de la rhinopharyngite est symptomatique. La fièvre doit être combattue par les moyens physiques habituels (bains tièdes, boissons abondantes) et les antipyrétiques. Le traitement de l’obstruction nasale et de la rhinorhée est essentiel, d’où l’importance du lavage des fosses nasales et des techniques de mouchage.

SINUSITE

Jusqu’à 10 % des rhumes se compliquent d’une sinusite bactérienne. Seuls les adultes et grands enfants sont concernés, les sinus des jeunes enfants se formant au cours de leur croissance : sinus maxillaires vers 2-3 ans, sinus frontaux après 7 ans.

La sinusite se manifeste par une vive douleur en regard des sinus atteints (majorée à la palpation ou en position penchée). Cette douleur peut irradier vers les dents et, dans certains cas, diffuser sur toute la face. Une obstruction nasale accompagnée d’une diminution de l’odorat ainsi qu’une rhinorrhée, très souvent unilatérale et mucopurulente s’y ajoutent. Un état fébrile peut compléter ce tableau. Très souvent, une consultation médicale s’impose.

Pour éviter une telle évolution, il est donc primordial de prendre au sérieux le traitement d’un « simple » rhume !

 

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