Infections-O.R.L-344x215 Les infections ORL

Il existe un mécanisme commun à toutes ces maladies du nez, de la gorge et des oreilles : l’inflammation. A l’origine de ces réactions inflammatoires, des agressions de virus, bactéries ou allergènes, soit une infection ORL.

La muqueuse agressée par virus, bactéries ou allergènes réagit. Un œdème se forme. Des médiateurs chimiques sont libérés en grand nombre tandis qu’affluent les cellules qui vont lutter contre le phénomène.

Ce conflit local provoque les signes de l’inflammation : chaleur, gonflement, rougeur et douleur.

Dans la région nez-gorge-oreilles, ce schéma entraîne les principaux troubles ORL aigus, plus ou moins fébriles, bien connus des parents et des médecins. La répétition de ces infections de la sphère ORL peut conduire à la chronicité.

Face à ces troubles ORL, des mesures d’hygiène préventive et des solutions naturelles pour renforcer son système immunitaire, comme par exemple un probiotique naturel, s’avèrent des alliés redoutables.
nez Les infections ORL

Infection du nez

Rhinite

Qu’est-ce que c’est ? La rhinite est l’inflammation des muqueuses du nez.

Cette infection ORL se caractérise par une inflammation de la muqueuse des fosses nasales jusqu’à l’arrière du nez, derrière le voile du palais. Il existe plusieurs formes de rhinite : la rhinite allergique (traditionnellement appelé le rhume des foins), causée par l’inhalation de particules de végétaux (pollens) ou d’animaux (acariens, poils de chat et plumes d’oiseaux) ; la rhinite virale, infectieuse (présence de microbes) ou toxique par l’usage du tabac, ou d’agents irritants. Dans certains cas, elle peut même devenir chronique et nécessite un traitement adapté.

Rhume

En fait, la véritable appellation médicale du rhume est un  » coryza « .

Un coryza est donc une simple rhinite ou rhume, c’est à dire une inflammation plus ou moins infectée des fosses nasales.

Cliniquement, il se traduit par : un nez bouché (obstruction nasale) avec un écoulement clair au début (la rhinorrhée), des éternuements et souvent des picotements de gorge. Un lavage de nez peut alors être d’une grande aide.

En général, ce rhume, qui a l’air banal et saisonnier, est secondaire à un rhinovirus, un virus respiratoire ou un coronavirus. Vous devez retenir qu’il s’agit de virus, donc c’est une pathologie contagieuse et de collectivité. Pas d’antibiotiques automatiques face à un tel rhume, ces virus sont insensibles aux antibiotiques.

Les antibiotiques deviennent nécessaires en cas d’une surinfection bactérienne qui se surajoute à la première infection virale. Un signe évocateur : l’écoulement devient jaune-vert, traduction de la prolifération de germes et de sa purulence.

Rhinite allergique

Vous pleurez pour rien, vos yeux sont rouges et myxomateux comme ceux du lapin, tout le monde pense que vous êtes triste. Et pourtant tout va bien, vous êtes épanouie et en pleine forme.

Et si vous étiez allergique ?

En médecine ORL, l’allergie ou atopie s’exprime essentiellement au niveau du nez. C’est pourquoi on parle le plus souvent de rhinite allergique.

Cependant, avoir le nez qui coule régulièrement ne signifie pas systématiquement que vous êtes allergique.

Dans un premier temps, il faut vérifier que vous présentez une association de signes cliniques évoquant un terrain allergique.

Il y a 3 signes cliniques de l’allergie ou « triade » :
– Des éternuements intenses, violents, plusieurs fois de suite ou dit « en salves » ;
– Un écoulement nasal aqueux comme de l’eau, abondant et inondant de nombreux mouchoirs ;
– Une obstruction nasale brutale, complète, bilatérale (nez bouché). Le nez vous gratte et vous démange.

Des signes oculaires sont souvent associées, l’œil pleure, démange avec une sensation de sable dans les yeux et est rouge (conjonctivite avec larmoiement, prurit oculaire).

Vous êtes probablement allergique.

Dans un deuxième temps, l’allergie doit être confirmée par la pratique de quelques tests.

A quoi êtes-vous allergique ?

Les allergies saisonnières

Le rhume des foins ou pollinose est une variété de rhinite allergique. Cette maladie ORL atteint les yeux, le nez, la gorge et parfois les poumons. Le rhume des foins classique est une réaction aux pollens de graminées qui se produit lors des saisons polliniques (avril-mai à juillet-septembre). Le week-end de la Pentecôte marque le maximum du rhume des foins !

La date d’apparition de la rhinite est fixe chez un même sujet, au printemps, à une date variable selon les périodes de pollinisation (voir calendrier pollinique consultable sur http://www.rnsa.asso.fr/). Les accès se répètent pendant toute la durée de floraison des graminées. Des antécédents allergiques sont souvent retrouvés chez le sujet ou sa famille: asthme, eczéma, urticaire.

Les pollens charriés par les courants atmosphériques ou le vent arrivent au niveau des organes cibles. Les symptômes dont se plaint le patient sont dus aux réactions inflammatoires (irritation, œdème, sécrétions) :
– L’œil devient rouge et démange avant de couler ; les paupières sont gonflées ;
– Le nez démange avec des éternuements et un écoulement aqueux clair ;
– Le patient tousse (toux sèche d’abord puis productive).

Les allergies perannuelles

Attention cependant, toutes les allergies ne sont pas dues aux pollens ! On peut se sensibiliser à divers allergènes permanents.

Les plus classiques sont représentés par les acariens (attention à la literie), les blattes (nos adorables cafards si cela vous dit plus), les moisissures et les animaux domestiques (chats et chiens essentiellement).

L’allergie aux poils d’animaux est une fausse idée reçue. Nous sommes en fait allergiques à certaines protéines présentes dans la salive de ces petites bêtes.

Enfin, les allergies professionnelles rythmées par les périodes de travail sont une autre forme d’allergies perannuelles : allergie aux poussières de bois, protéines animales, latex…

La solution est l’éviction, c’est à dire la suppression du contact avec l’allergène, ce qui n’est pas toujours facile à mettre en œuvre.

Rhinopharyngite

Il s’agit d’une infection avec inflammation de l’arrière-fond des fosses nasales (« rhinopharynx » ou « cavum »).

Cette pathologie ORL, le plus souvent virale (l’infection bactérienne étant moins présente), est très fréquente chez les jeunes enfants entre 6 mois et 8 ans (motif de consultation le plus fréquent). Elle se manifeste par une obstruction nasale liée à l’écoulement nasal (« rhinorrhée ») plus ou moins infecté associé à de la fièvre. Elle est souvent transmise par contact direct avec une personne déjà infectée.

Habituellement sans gravité, elle est guérie en 7 à 9 jours sans complications dans la majorité des cas.

Les principaux signes cliniques sont :
– Température parfois élevée (38.5°C),
– Obstruction nasale uni ou bilatérale
– Ecoulement ( » rhinorrhée « ) plus ou moins infecté (jaune, vert), présent également au fond des fosses nasales et qui coule en arrière et est dégluti par l’enfant,
– Ronflement nocturne lié à l’obstruction du nez avec parfois des troubles de sommeil associés,
– Toux plus ou moins grasse par contamination du poumon par l’écoulement postérieur,
– Ganglions au niveau du cou.

Les rhinopharyngites peuvent se compliquer d’autres infections avec : des récidives très fréquentes ; une otite moyenne aiguë ; des bronchites ; une surdité par otite séreuse ; des troubles du sommeil et parfois alimentaires (nourrisson essentiellement).

Sinusite

La sinusite est une inflammation des cavités des os de la face (maxillaire, frontale ou ethmoïdale). Elle provient de la propagation d’une infection des fosses nasales (ou plus rarement de la racine d’une dent supérieure). Elle peut être aiguë ou chronique c’est-à-dire évoluant depuis plus de 3 mois. Une sinusite survient lorsqu’il y a impossibilité pour le sinus d’évacuer les sécrétions naturelles au travers des orifices de drainage. Cette rétention associée à une infection, banale le plus souvent (rhume, grippe …) aboutit à la sécrétion de pus à l’intérieur du sinus.
Elle se traduit par un écoulement nasal permanent et une sensation d’obstruction nasale et de toux pendant la nuit

Quels sont les signes d’une sinusite aiguë ?

• Douleurs au niveau de la face, sous ou derrière l’œil, pulsatile, augmentant avec l’effort et la tête penchée en avant, et plus intense en fin de journée. La douleur peut parfois se résumer en une sensation de chaleur ou de congestion sous l’œil au niveau de la pommette. Une pression exercée sur l’os en regard du sinus suffit à accentuer les douleurs locales.
• Obstruction nasale (nez  » bouché « ) secondaire au rhume en cours,
• Un mouchage de sécrétions souvent purulentes et épaisses signe du processus infectieux.
• Température possible.

Quand parle-t-on de sinusite chronique ?

D’une part, les douleurs sont rares par rapport aux sinusites aigues, la sinusite chronique se traduisant plutôt par la nécessite et la persistance de mouchages purulents uni ou bilatéraux, avec sensation de nez bouché.
Une toux peut également constituer un signal d’alarme même si elle est rarement isolée et s’accompagne le plus souvent de signes rhinologiques.

D’autre part, un bilan radiologique doit révéler une anomalie à l’intérieur de sinus, et confirmer la rétention de sécrétions et un état inflammatoire chronique.

Gorge Les infections ORL

Infection de la gorge

Les maladies d’Hiver : PHARYNGITE, ANGINE

Angine ou Pharyngite ? Une différence de taille.

Porte d’entrée des particules infectieuses et zone très exposée durant l’hiver, la gorge ou oropharynx est constituée de  » barrières  » de défense pour lutter contre les agents infectieux: les amygdales (à l’origine des angines).

Pharyngite

La pharyngite correspond à une inflammation de la partie postérieure de la gorge, zone de transit, intercalée entre en haut les fosses nasales et en bas le larynx et l’œsophage.

Souvent d’origine virale (comme la grippe ou le rhume), cette infection ORL se manifeste par un simple mal de gorge liée à la brûlure virale de la muqueuse. Un picotement annonciateur précède la douleur, avec parfois des gênes à la déglutition de la salive. Rien de comparable avec une angine où la douleur est bien plus vive. La pharyngite n’est que rarement accompagnée de fièvre ou de toux.

Elle ne nécessite pas d’antibiothérapie systématique, ce qui n’est pas négligeable, contrairement à certaines angines. Des huiles essentielles contre le mal de gorge peuvent apporter un mieux-être.

Angine

Une angine est une inflammation des amygdales, structures latérales au fond de la gorge. Au contact infectieux, ces organes de défense réagissent rapidement en augmentant de volume et en devenant très rouges (angine rouge ou  » érythémateuse « ) avec parfois en surface des dépôts blancs (angine blanche ou  » pultacée « ).

Elle s’accompagne de :
– douleurs irradiant souvent vers les oreilles (l’otalgie),
– sensation de brûlure de la gorge, difficultés à déglutir la salive ou les aliments (avec parfois impossibilité d’alimentation).
– élévation souvent importante de la température (40° parfois) et présence de ganglions douloureux dans le cou.

Et la couleur, quelle importance ?

De manière empirique, nous savons qu’une angine rouge est plutôt d’origine virale tandis qu’une angine blanche a une origine bactérienne.

Mais ce n’est pas toujours vrai. Or, la connaissance de cette différence permet de déterminer les angines qui devront relever d’une antibiothérapie de celles qui n’en ont pas besoin (les virales puisque les antibiotiques ne sont pas actifs contre les virus).

Le choix du bon traitement est essentiel pour éviter la survenue de complications.

Laryngite

Cette affection qui entraîne une extinction de voix s’appelle une laryngite aiguë.

Il s’agit d’une inflammation du larynx, d’origine virale et plus précisément des cordes vocales. Elle va du simple enrouement (voix rauque) jusqu’à l’extinction complète ou aphonie.

Une toux sèche, quinteuse sans mucosités est souvent associée, traduisant la propagation du processus à la trachée (trachéite).

La douleur et la fatigue occasionnées par les quintes de toux à répétition sont les manifestations les plus gênantes.

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Infection de l’oreille

Otite

Le terme dotite définit toutes les atteintes inflammatoires de l’oreille, externe, moyenne ou interne, qu’elles soient aiguës ou chroniques. Ces affections, très fréquentes, doivent être reconnues et correctement traitées.

Une otite externe est une inflammation du conduit auditif externe, due le plus souvent à une infection par une bactérie ou un champignon microscopique. Le tympan n’est pas atteint, le processus siège uniquement au niveau de la peau de revêtement du conduit externe.

Il y a deux causes essentielles aux otites externes : l’eczéma du conduit et la présence d’eau dans les oreilles (bains en été).

Une otite externe simple, se traduit par une douleur, des démangeaisons et un écoulement (otorhées). La douleur peut être très intense mais elle n’est pas un signe de gravité.

Dans les formes particulièrement purulentes, une baisse de l’audition peut exister. L’évolution est simple, mais parfois l’infection diffuse au pavillon de l’oreille. Dans sa forme diffuse, la peau est rouge, tuméfiée et souillée de pus.
Le véritable traitement des otites externes aiguës réside dans la prévention : réduire la présence d’eau stagnante dans les oreilles par une protection de l’oreille contre l’eau et une solution permettant d’enlever l’eau dans les oreilles ; atténuer les démangeaisons provoquées par un eczéma de l’oreille.

Pour une otite moyenne le processus concerne cette fois-ci le tympan et les cavités osseuses immédiatement situées en arrière de celui-ci. Le tympan présente alors une modification caractéristique de son aspect, visible sous examen dit otoscopique. L’otite moyenne aiguë de l’enfant (OMA) est une infection banale mais non bénigne.

Le traitement par antibiothérapie reste incontournable, surtout pour limiter les complications et leur gravité : paralysie faciale, mastoïdite, labyrinthite, méningite.

Eczéma du conduit auditif externe

Il s’agit d’une affection cutanée inflammatoire qui se caractérise par un prurit auriculaire intense (sensation de démangeaisons) menant à des grattages répétés ne faisant qu’aggraver les lésions.

La lésion élémentaire de l’eczéma est localisée essentiellement au niveau du pavillon de l’oreille et dans le conduit et s’accompagne d’une otalgie (douleur auriculaire), avec parfois des sensations de brûlure rapportées.

L’eczéma est un des principaux facteurs de survenue des otites externes, en été notamment, par l’accumulation de débris épidermiques et la stagnation des sécrétions, et par les microtraumatismes causés par les lésions de grattages.

Une solution préventive sous forme d’un traitement de l’eczéma de l’oreille, visant à réduire l’irritation et l’inflammation cutanée, s’avère très efficace.