Hyperacousie et Cerveau

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Notre seuil de tolérance aux bruits de la vie quotidienne varie selon la manière dont le cerveau traite les variations du flux sonore, selon une nouvelle étude publiée le 15 décembre 2016, édition en ligne de rapports scientifiques baptisée  « Sensibilité au bruit « 

 

Selon cette étude , les individus sensibles au bruit semblent être plus affectées par les troubles du sommeil, le déclin cognitif et les maladies cardiovasculaires que les individus non sensibles aux effets néfastes du «bruit». En d’ autres termes, certaines personnes éprouvent un fort malaise face aux sons extérieurs et se plaignent qu’ils souffrent de «bruit». Des études antérieures ont montré que les personnes sensibles au bruit sont plus sujettes aux effets négatifs du bruit sur leur santé, et que leur sensibilité peut être ancrée dans leur profil génétique.

 

Dans ce travail publié récemment, «Ouverture sur les mécanismes cérébraux associés à la sensibilité au bruit, » les chercheurs de l’ Université d’Helsinki et de l’ Université d’ Aarhus visaient à déterminer si la sensibilité au bruit est induite par la manière dont le cerveau traite les sons. Ils ont pu démontré que les mécanismes auditifs des individus souffrant d’hyperacousie sont moins sensibles à de nouvelles variations sonores répétées, surtout dans un environnement sonore externe bruyant. Cette découverte suggère qu’il peut être plus difficile pour les gens sensibles au bruit d’anticiper les variations dans un environnement variable, et leur systèmes auditif pourrait «dérégler » la sensibilité aux sons afin de se protéger contre une réaction excessive au bruit.

 

Les chercheurs ajoutent qu’ils doivent débuter de nouvelles études afin de déterminer si ils ont découvert la genèse de l’hyperacousie, ou si ils ont simplement mis à jour les conséquences de l’adaptation du cerveau pour lutter contre le bruit excessif. Néanmoins, cette étude entrevoit l’éventualité que la sensibilité au bruit représentait bien plus qu’une simple réaction au sons extérieurs et apporte de nouvelles perspectives sur l’aspect physiologique de la sensibilité au bruit ambiant.

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