Eczéma du conduit auditif externe

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9-200809031951_zoom-289x300 Eczéma du conduit auditif externe

Diagnostic clinique de l’Eczéma du conduit auditif externe

Bien souvent en pratique, le sujet consultant connaît déjà le diagnostic et emploie le terme d’  » eczéma  » avant même d’être examiné. C’est dire si cette affection est récidivante, constituée de poussées où le symptôme est le prurit auriculaire intense conduisant à des grattages répétés ne faisant qu’aggraver les lésions.
Le terme d’eczéma est discuté car l’allergie n’est pas toujours évidente. Même dans certains cas, où elle semble consécutive à l’utilisation locale d’un produit ou au port d’un embout auriculaire (prothèse auditive), il ne peut s’agir, en fait, que d’une simple dermite de contact.
Il s’agit d’une maladie fréquente dont le pronostic est bénin. Elle concerne autant le sexe masculin que le sexe féminin.
La lésion élémentaire de l’eczéma, (aussi bien atopique que de contact), est érythématovésiculeuse, localisée essentiellement au niveau du pavillon de l’oreille et dans le conduit. Ces lésions s’accompagnent d’une otalgie et d’un prurit souvent intense. Des sensations de brûlure sont parfois rapportées.
L’examen révèle quelquefois en cas de surinfections, une otorrhée citrine voire purulente.
Cette dernière sera en outre un facteur d’entretien de l’eczéma.
En cas d’otite externe compliquant l’eczéma, la symptomatologie douloureuse et l’otorrhée renvoient le prurit au second plan. La palpation ou la mobilisation du pavillon devient très sensible.
Le calibre du conduit se rétrécit progressivement. Le tableau se complète d’une impression de surdité et parfois de bourdonnements. Une adénopathie prétragienne sensible peut être présente.
L’eczéma est un des principaux facteurs de survenue des otites externes volontiers en été, et ceci à la fois par l’accumulation de débris épidermiques et la stagnation des sécrétions, et par les microtraumatismes induits par les lésions de prurit.

Les différentes formes d’eczéma

– Adulte, dermatite de contact :

La dermatite de contact est une inflammation locale de la peau. L’inflammation se manifeste par des démangeaisons, de la douleur, une rougeur, une enflure et des petites vésicules ou des papules. L’inflammation est due à une allergie ou à une irritation provoquées par des substances qui viennent directement en contact avec la peau. Il s’agit d’une réaction de type IV vis à vis de gouttes auriculaires, de bijoux, de teintures pour cheveux.

– Enfant, dermatite atopique :

Réaction de type 1 chez un enfant qui a de l’urticaire, de la rhinite, de l’asthme. Chez l’enfant, ces lésions s’associent souvent à des lésions de grattage. Durant la première année de vie, les lésions eczémateuses apparaissent surtout sur le visage et le cuir chevelu. Une démangeaison intermittente et souvent très forte est typique de la dermatite atopique. Le grattage qui en résulte peut apporter un soulagement temporaire, mais il entraîne rapidement des lésions cutanées qui se surinfectent très souvent. Les cheveux peuvent irriter une peau enflammée, par exemple sur la nuque et derrière les oreilles.

– Eczémas psoriasiformes et séborréiques :

L’eczéma séborréique survient chez quelqu’un ayant une sécrétion abondante de sébum dans lequel se produit une prolifération bactérienne.
L’Eczéma psoriasiforme : infection par un dermatophyte.
Ces deux eczémas sont des placards érythémateux et prurigineux surmontés de plaques en desquamation.

Les allergies cutanées

L’allergie est une réaction exagérée (hypersensibilité) vis-à-vis d’antigènes, ou allergènes, qui n’ont souvent aucune toxicité propre. L’allergie est en général acquise.
Dans tous les cas, on retrouve les événements suivants :

– premier contact avec l’allergène
– temps de latence
– deuxième contact déchaînant
C’est après ce contact qu’apparaissent, plus ou moins rapidement, les symptômes.
Les maladies allergiques peuvent atteindre tout organe et en particulier la peau. Les manifestations les plus fréquentes sont les dermites de contact (ou eczéma) et l’urticaire.

Le risque allergique dépend de la combinaison de plusieurs facteurs :

facteurs individuels : prédisposition héréditaire, sensibilité aux allergènes ou aux médiateurs de l’allergie, fragilisation du sujet par suite de stress, traumatisme, infection, âge.
– facteurs liés à l’environnement.

Hypersensibilité immédiate : l’urticaire

Le facteur responsable de cette sensibilité se trouve dans le sérum (hypersensibilité à médiation humorale). Les substances responsables sont des anticorps IgE. Ces derniers se fixent sur les mastocytes.
La formation du complexe antigène-anticorps provoque la dégranulation des mastocytes et une libération massive de médiateurs de l’allergie (histamine).
Les médiateurs de l’allergie ont une réaction inflammatoire (oedèmes, boutons, rougeur).

Hypersensibilité retardée : l’eczéma

Les lymphocytes T ont un rôle prédominant dans l’initiation de la réponse.
La réaction inflammatoire se produit 24 à 48 h après, elle est localisée à la zone de pénétration de l’allergène, provoquant des rougeurs et un œdème. Ce sont les dermites ou eczémas de contact.
Il s’agit d’hypersensibilité à médiation cellulaire.
– Il y d’abord pénétration de l’antigène : l’allergène traverse d’autant plus facilement la couche cornée que celle-ci est altérée.
– Puis information du système immunitaire.
– Déclenchement de la réaction allergique, quand l’allergène pénètre à nouveau dans l’organisme, les lymphocytes T-mémoire vont être activés qui vont libérer des facteurs mitogènes.
Il y a un accroissement de la population cellulaire réactive qui va libérer dans la peau de nombreuses substances : MIF, MAF, les macrophages.

Les causes sont exogènes. Les agents externes sont très nombreux : grattage, germes infectieux, produits chimiques. Les dermites de contact peuvent être d’origine cosmétique.
Le caoutchouc, les résines, les bijoux contenant du nickel libèrent de petites molécules qui pénètrent dans la peau puis s’associent à des protéines de l’organisme pour former une combinaison allergique.
Manifestations : Tous les eczémas sont caractérisés par une lésion histologique, la spongiose. Un œdème intercellulaire du corps muqueux dissocie l’épiderme et se collecte en gouttelettes à la
surface de la peau, formant des vésicules. Cette éruption, toujours prurigineuse, est suivie d’un stade de suintement, puis d’une réparation et d’une desquamation.

Solutions naturelles :

L’huile essentielle de bardane

Les vertus de la bardane sont connues depuis l’Antiquité. Cette plante était utilisée afin de combattre une grave maladie de peau qui a affecté le roi Henri III. Elle permet de sublimer les cheveux et l’épiderme. Son huile essentielle est également utilisée à de nombreuses fins thérapeutiques.

La bardane (Arctium lappa) est également nommée grateron. Il s’agit d’une plante de grande taille produisant des fleurs mauves. Elle est reconnaissable à son feuillage abondant et velu qui s’accroche facilement aux poils des animaux et aux vêtements. Ce végétal pousse dans de nombreuses zones tempérées du globe, notamment en Asie et en Europe. On extrait de sa racine une huile essentielle très efficace pour entretenir les cheveux et traiter plusieurs problèmes cutanés.

L’huile essentielle de bardane présente de multiples propriétés. Particulièrement riche en polyènes, elle détient des vertus antibactériennes. Elle permet ainsi de lutter contre les mycoses au affectant l’épiderme. Ce produit est utilisé pour stopper la chute des cheveux et prémunit de la calvitie. Grâce à ses vertus purifiantes, elle est particulièrement recommandée pour soigner les peaux grasses et acnéiques, les furoncles ainsi que l’eczéma.

Elle possède des vertus anti-inflammatoires et bactéricides. Elle favorise l’évacuation de toxines. Elle joue un rôle dans la purification du sang et contribue au rétablissement du taux de globules rouges. Cette essence est particulièrement efficace pour soigner de nombreuses maladies de la peau, comme l’impétigo, l’herpès, le psoriasis et l’urticaire.

L’huile essentielle de citron

Elle possède des qualités antiseptique et bactéricide puissantes, de plus son action anti-inflammatoire est appréciable.

Les vertus principales de l’huile essentielle de citron sont, sans nul doute, ses actions antiseptiques, cicatrisantes et bactéricides puissantes et sa fonction de stimulation de la production de globules blancs.

En application cutanée cosmétique le citron utilise ses vertus astringentes, tonifiantes et antiseptiques pour lutter contre l’acné, les peaux à tendance grasse ou terne, les verrues et les ongles cassants.

P.-S. Nom botanique : Citrus limon

Famille : rutacées

Habitat : Asie

Parties utilisées : écorce du fruit

Parfum : agrume, frais et délicat

Principaux composants : limonène, citrals (néral et géranial), citronelal

Qualités thérapeutiques : antiseptique, antitoxique, astringente, régénérant tissulaire, assainissant aérien, stimulante, antirhumatismale, antianémique, fébrifuge, cicatrisante, dépurative, diurétique, vermifuge, hypotensive, fluidifiante du sang, stimulante de la production des globules blancs, veinotonique, antihémorragique, vitaminique, régulatrice du système endocrinien, stimulant nerveux, stimulant intellectuel.

 

L’Huile Essentielle de Thym Biologique

Elle stimule les défenses immunitaires, combat les coups de froids stimulant de l’état général. Elle agit sur plusieurs fonctions de l’organisme. C’est un anti-infectieux doux, (infections cutanées et muqueuses). Elle a des vertus antiseptiques, antimicrobiennes et antibactériennes, ainsi que des propriétés fongicides. Elle est très efficace contre tous les problèmes de peau comme l’eczéma, le psoriasis, les verrues, les brûlures légères, les furoncles, les abcès ou l’herpès.

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