Acouphènes : quand les sons apaisent votre cerveau !

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Les acouphènes dépassent les oreilles

L’acouphène ne peut pas être considéré comme une pathologie en soi mais bel et bien comme un symptôme, l’expression d’un dysfonctionnement de santé ou le résultat d’un traumatisme sonore ou des effets de médicaments ototoxiques.

Communément décrits comme la perception d’un son semblable à des sifflements ou des bourdonnements dans l’une ou les deux oreilles en l’absence de source sonore externe audible, l’acouphène ne peut se réduire aujourd’hui à une simple dysfonction de l’oreille.

En effet, la perception même du son signifie que le cerveau, zone essentielle de nos capacités perceptives, est un acteur clé dans la présence et la sévérité de l’acouphène.

Les dernières recherches sur les acouphènes tentent de comprendre comment le cerveau s’adapte face à des acouphènes chroniques afin d’envisager des traitements efficaces.

Le cerveau au cœur d’un traitement efficace

Dans un acouphène chronique, le son généré est enregistré dans la zone auditive du cerveau, appelée « cortex auditif ». Cette aire sensorielle reçoit et traite toutes les perceptions auditives de l’oreille. Avec le temps, l’hyperactivité des cellules nerveuse auditive va déclencher des processus érronés au cœur même du cortex auditif. C’est ce réseau  d’informations nerveuses erronées qui va progressivement ancré l’acouphène de manière durable. Le cerveau a désormais intégré le fantôme d’un bruit. Ce phénomène explique pourquoi il ne suffit pas seulement de traiter l’oreille interne mais il faut aussi déshabitué le cerveau au bruit.

Là où la thérapie sonore trouve toute sa place

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L’idée de base repose sur le principe qu’à un son donné correspond un anti-son qui le neutralise. Ainsi, appliquée aux acouphènes, il existerait une stimulation acoustique spécifique pouvant les neutraliser.

A partir de tests auditifs adaptés, il est ainsi possible de  construire une thérapie sonore individuelle basée sur les caractéristiques de vos acouphènes. Cette composition sonore modulée va permettre de masquer voire de supprimer les acouphènes grâce à une stimulation nerveuse sonore spécifique adaptée à ce bruit propre à chaque patient.

http://www.hear-it.org/fr/Test-de-l-audition

Ces axes de travail et de traitement sont le fruit de nombreuses recherches réalisées conjointement par des médecins ORL, des acousticiens-audioprothésistes et des spécialistes du sommeil pour mettre au point des sons et des musiques qui vont venir à la fois masquer les acouphènes et « éteindre » l’incendie sonore qui se joue dans tout le cerveau auditif.

Cela a donné des compositions sonores qui peuvent être adaptées individuellement aux résonances des bruits acouphéniques. Nous sommes ainsi en mesure de déterminer la zone de fréquence du bruit acouphénique d’un patient et d’élaborer une composition sonore individuelle spécifiquement adaptée à ce bruit personnel. Des essais cliniques ont montré qu’après une première utilisation de 30 minutes, la perception du bruit acouphénique pouvait être influencée de manière positive.

Le masquage est basé sur l’idée que certains bruits naturels modulés à une certaine fréquence, en arrière fond, vont permettre de recouvrir les acouphènes.  Ainsi, des bruits de cascades, de ruissaux, de forêts ou encore de pluies d’orage, permettent une perception amoindrie de l’acouphène, et surtout une réduction de la composante de stress largement impliquée de l’impact des acouphènes.

La stimulation sonore et nerveuse propose des compositions sonores à des fréquences de traitement adaptées à l’acouphène, dont l’objectif va être de déshabituer le cerveau à ce bruit parasite. Aussi bien adapté le jour dans une forme dite méditative, le traitement s’adapté la nuit pour faciliter le sommeil.

La thérapie sonore reste une approche très utilisée dans la gestion et le soulagement des acouphènes, en détournant le cerveau de ces bruits parasites et en le déshabituant.

La thérapie sonore associée à une nutrition de notre cerveau ?

Les dernières recherches avancent sur le terrain de la compréhension de la physiopathologie auditive et renforcent notamment le rôle clé de la plasticité neuronale dans le traitement des acouphènes.

Pour rappel, la neuroplasticité est le mécanisme permettant au cerveau de se remodeler en permanence pour s’adapter aux nouvelles expériences tout au long de la vie et parfois à réparer certains dysfonctionnements. Grâce à la modification constante et à la réorganisation des connexions neuronales, chaque nouvel apprentissage, ou stimulus qu’il soit auditif, visuel, tactile, thermique ou olfactif modifie l’ensemble des réseaux neuronaux.

Cette capacité de remodelage représente une piste très prometteuse dans la compréhension et le traitement des pathologies auditives et des acouphènes.

Dans cette perspective, les Laboratoires BIORL ont mis au point des traitements ciblés sur l’amélioration des dysfonctionnements neuronaux au cœur de notre cerveau auditif.

Couplées à d’autres thérapeutiques, telle que la thérapie sonore, des compléments nutritionnels hyper spécifiques et complémentaires (SERENYL®, VINPOCETYL®, ZENITYL® et COENZYL®), vont permettre de rompre le cercle néfaste et vicieux acouphènes-stress, en ciblant à la fois les composantes somatique et psychogène de cette pathologie.

Retrouvez plus d’informations sur le site www.biorl.fr ou par téléphone au 0805 382 832, nos conseillers scientifiques sont à votre disposition.

 

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Langguth B, Salvi R, Elgoyhen AB. (2009). Emerging pharmacotherapy of tinnitus. Expert Opin Emerg Drugs.

Neff P et al. (2017). 10 Hz Amplitude Modulated Sounds Induce Short-Term Tinnitus Suppression. Front Aging Neurosci.

Reavis KM, Rothholtz VS. (2012).Temporary suppression of tinnitus by modulated sounds. J Assoc Res Otolaryngol.

 

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