Acouphènes et émotions : Ce n’est plus « dans votre tête » mais bel et bien dans votre cerveau !

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Acouphènes-amour-1 Acouphènes et émotions : Ce n’est plus « dans votre tête » mais bel et bien dans votre cerveau !

 

Une nouvelle étude démontre que l’intensité des acouphènes est liée à un déséquilibre émotionnel. Ces nouvelles découvertes confirment le rôle clé de la plasticité neuronale dans la pathologie des acouphènes mais aussi et surtout dans sa guérison.

 

Si vous êtes parmi les millions de personnes en France à souffrir d’acouphènes, vous n’ignorez pas les situations invalidantes que peut provoquer cette pathologie ou peut-être êtes-vous de ceux qui considèrent leurs acouphènes comme « pas grand-chose», et qui ne souffrent pas de leurs effets néfastes dans leur vie quotidienne.

Si vous faites partie de cette deuxième catégorie de population qui n’est pas gênée par leurs acouphènes, sachez qu’il existe une explication rationnelle à cela et tout débute dans le cerveau :

Une récente étude de l’Université de l’Illinois vient de révéler  non seulement que les personnes souffrant d’acouphènes ont un processus de traitement émotionnel des sons différents des personnes qui n’ont pas d’acouphènes mais également qu’il existe des différences significatives des régions du cerveau utilisées dans le traitement des émotions chez les acouphéniques.

L’acouphène n’est pas une pathologie en elle-même mais bien un symptôme, d’un autre dysfonctionnement de santé ou le résultat d’un traumatisme comme l’exposition au bruit ou à des médicaments ototoxiques.

Fondamentalement, l’acouphène est la perception d’un son s’apparentant à des sifflements ou des bourdonnements dans l’une ou les deux oreilles alors qu’aucun son n’est présent.

La perception du son signifie que le cerveau est un acteur clé dans la présence et la sévérité de l’acouphène.

«Nous tentons de comprendre la manière dont le cerveau s’adapte à la présence d’acouphènes sur une longue période», a déclaré Fatima Husain, Professeur spécialisé en science et neurosciences dans le domaine de l’audition  qui a dirigé cette étude clinique. Ces recherches sont particulièrement importantes dans la mesure ou plusieurs millions de personnes en France ont ressenti un symptôme d’acouphène durant au moins cinq minutes en 2015.

Il n’existe à ce jour aucun traitement permettant une guérison totale de l’acouphène, seulement des traitements et des thérapies destinées à réduire leur intensité et baisser le seuil de leur intolérance.

Au cours de cette étude, l’utilisation de l’IRM fonctionnelle a permis aux chercheurs d’analyser les variations d’oxygénation du sang dans le cerveau. Les chercheurs ont d’abord examiné l’activité du cerveau de personnes qui ont des acouphènes par rapport à ceux qui en sont dépourvus.

L’objectif était de comparer le processus de traitement de l’émotion du cerveau dans les deux groupes. Au cours de l’IRM, les participants à l’étude ont été exposés à 30 sons « agréables », 30 sons « désagréables » et 30 sons « neutres ».

Les sons exposés étaient des rires d’enfants, des pleurs de bébé, le son d’une bouteille que l’on débouche. Le Dispositif de l’IRM a démontré que les personnes acouphéniques déclenchaient une plus grande activité cérébrale au sein de différentes zones lors de l’exposition à des sons émotionnels que les personnes sans acouphènes. Les chercheurs sont alors passés à une seconde étape, à savoir l’analyse d’une population de patients souffrant tous d’acouphènes mais à des degrés variables.

 

L’objectif de cette deuxième étape était d’analyser les raisons qui font qu’un individu parvienne à « s’accommoder » de son acouphène alors qu’un autre n’y parvient pas. Cela signifie que la gravité de la maladie varie considérablement d’une personne à l’autre parce-que cette « gravité » est basée sur le niveau de stress engendré par l’acouphène.

La manifestation de l’acouphène peut se traduire très différemment car l’expérience de chaque patient est unique. Alors que chez certains, cela est considéré comme un simple désagrément, chez d’autres cela va entraîner un stress, une irritabilité, une humeur variable, des troubles du sommeil et même une dépression.

Le premier groupe de personnes se plaignant d’acouphènes graves a fait l’objet d’un questionnaire relatif à l’audition, à l’émotion et au sommeil afin d’évaluer le degré de gravité et le niveau de stress engendré par leur acouphène. Après ce questionnaire, une deuxième IRM a été pratiquée.

L’analyse de cette deuxième IRM a révélé aux chercheurs que les personnes souffrant d’acouphènes moins graves à savoir ceux ayant déclarés un plus faible impact de stress lié aux acouphènes utilisaient une voie différente du traitement de l’information émotionnelle.

Alors que l’approche conventionnelle indique que la partie du cerveau appelée amygdale est la clé du traitement des émotions, les patients moins gênés par leurs acouphènes utilise davantage le lobe frontal du cerveau pour traiter les émotions. Le regain d’activité dans le lobe frontal était remarquable parce que le lobe frontal est généralement utilisé pour l’attention, la planification et le contrôle des impulsions.

 

La conclusion tirée par les scientifiques est qu’une meilleure  activation du lobe frontal a contribué à contrôler les réponses émotionnelles en réduisant le stress lié aux acouphènes, ce qui pourrait avoir des répercussions profondes sur les interventions possibles ou des thérapies pour l’ensemble des personnes souffrant d’acouphènes.

 

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